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Start-up, mais de quoi parle-t-on ? (Cercle des directeurs 2017) - février 2017

Les start-up sont à la mode. On en vante les approches innovantes, les conditions de travail attractives, les modes de management adaptés aux générations Y.

Sous l’impulsion du SGMAP et d’Etalab, l’Etat a développé son propre incubateur de start-up d’Etat, associant la pratique des logiciels libres, l’approche agile et l’expérimentation terrain, appliquées aux missions de service public. En réunissant fonctionnaires, usagers et informaticiens, il s’agit d’avoir une approche plus participative du service public, mais aussi plus individualisée, dans un objectif d’hyperpersonnalisation du service attentionné, comme avec l’exemple du site mes-aides.gouv

Dans cette logique de design thinking, d’amélioration de l’expérience utilisateur et de maîtrise d’une application collaborative, le groupe Carrefour fait plonger ses hauts potentiels dans le bain digital, en mettant en immersion pendant trois mois quatorze cadres dans des start-up, en conclusion d’un parcours de formation interne.

Les structures historiques doivent lutter pour recruter et garder les jeunes employés dont les attentes se tournent vers des structures innovantes, à taille humaine et dans un cadre de travail motivant.

Derrière l’effet de mode, comment cette approche peut-elle être utile aux organismes de protection sociale et répondre à leurs enjeux de transformation ? Quels bénéfices les directeurs peuvent-ils en retirer dans leurs pratiques managériales ?

La culture start-up largement devenu populaire a montré en particulier qu’on pouvait conjuguer qualité de vie au travail et performance, à l’heure où les modèles d’organisation en silo sont remis en cause et où la création d’une marque employeur fait partie intégrante de la stratégie RH.

Les hackathons se développent de plus en plus dans les organismes car cette « start-upisation » répond aux besoins d’agilité et de souplesse et facilite les capacités à se réinventer en interne. Avec le digital, tout s’accélère, les repères bougent et prennent une dimension plus large. De nouveaux réflexes, une nouvelle conception de la culture d’ouverture et d’innovation irriguent ainsi les modèles de management. Comme en témoigne Jean-Louis Haurie, qui a testé en sur-mesure la formule de Learning Expedition proposée au sein du Cercle des Directeurs 2016, « La Caf de Paris s’est lancée dans un voyage apprenant afin de s’ouvrir sur son territoire, rencontrer les acteurs innovants, découvrir de nouvelles méthodes de travail et in fine aborder différemment ses activités. Les lieux visités et les personnes rencontrées ont été choisis en cohérence avec les enjeux de l’organisme (Big Data, investissement social, développement collaboratif,…), mais aussi dans une logique d’ouverture et d’acculturation ».

Défricheuses de territoires inconnus, les start-up ont une capacité à être pionnières dans leur activité et sont créatrices d’offres qui transforment parfois la société (consommation collaboratives, technologies de pointe, nouveaux services,…). La force des start-up est de savoir créer un environnement propice à la réalisation de ces priorités stratégiques par une transversalité maîtrisée, une attribution claire des rôles et des circuits de décision raccourcis. Elles dessinent l’entreprise de demain par un faisceau de choix, de comportements, de postures managériales, de pratiques de l’agilité, de valorisation des collaborateurs,…
Ces pratiques peuvent s’incarner dans les organismes de protection sociale, là où le capital humain est fondamental.

Découvrez le programme de la journée dédiée à la problématique des start-up dans le cycle 2017 du Cercle des Directeurs (cycle ouvert aux directeurs des organismes de Sécurité sociale) ainsi que les autres séminaires du cycle.

 

Article préparé par Florence Beneventi, responsable de projets EN3S